top of page
Décoratif

Des droits sociaux au cœur des préoccupations de l’UFM

Dès les années 1960, l’Union des Femmes Monégasques s’intéresse aux conditions dans lesquelles les femmes peuvent faire valoir leurs droits à la retraite.

À cette époque, les parcours professionnels féminins sont encore profondément marqués par la vie familiale. Les interruptions ou réductions d’activité liées à l’éducation des enfants ont des conséquences directes sur la durée de cotisation et, à terme, sur le montant des pensions.

L’UFM défend alors une idée qui traversera plusieurs décennies de son action : la maternité et l’éducation des enfants ne doivent pas pénaliser les femmes au moment de leur retraite.

Prendre en compte les enfants dans le calcul de la retraite

Dès 1966, l’association demande qu’une femme veuve ou divorcée exerçant une activité professionnelle puisse bénéficier d’une bonification d’une année par enfant à charge afin de pouvoir partir plus tôt à la retraite.

Deux ans plus tard, elle intervient également en faveur des femmes fonctionnaires. L’UFM souhaite que leurs charges de famille puissent être prises en considération dans le calcul de leurs annuités et demande des dispositions particulières pour les mères de famille.

En 1972, elle porte une nouvelle revendication en faveur des salariées ayant élevé des enfants : l’attribution d’une année supplémentaire d’assurance par enfant élevé.

Au fil des années, ces demandes évoluent, mais leur principe demeure le même : faire entrer la réalité des parcours de vie des femmes dans le calcul de leurs droits sociaux.

Permettre aux femmes de partir plus tôt à la retraite

L’âge de départ constitue également l'un des grands sujets défendus par l’UFM.

Dès 1966, l’association demande que les femmes puissent faire valoir leurs droits à la retraite à partir de 60 ans.

Cette revendication est encore portée dans les années 1970. Les archives montrent notamment que l’UFM demande une double amélioration du régime des salariées : l’abaissement à 60 ans de l’âge d’ouverture des droits et une meilleure prise en compte des enfants.

Elle intervient parallèlement pour que certaines mères de famille puissent bénéficier de conditions de départ plus favorables, notamment lorsqu’elles ont élevé plusieurs enfants.

La pension de réversion : faire progresser l’égalité

L’action de l’UFM ne concerne pas uniquement les droits propres des femmes.

 

Très tôt, l’association soulève également la question de la réversibilité des pensions.

 

Dans la Fonction publique, elle défend le principe selon lequel la pension acquise par une femme au cours de sa carrière doit pouvoir ouvrir des droits à son conjoint après son décès, comme celle d'un homme peut en ouvrir à son épouse.

 

Cette évolution, aujourd’hui évidente au regard du principe d’égalité entre les femmes et les hommes, ne l’était pas à l’époque.

 

Les archives de l’association témoignent du rôle joué par l’UFM pour faire évoluer cette situation en Principauté.

L’association s’intéresse également au sort des femmes divorcées. À la fin des années 1970, elle soulève la question du partage de la pension de réversion entre la veuve et l’ancienne épouse, puis intervient à nouveau sur cette problématique dans les années 1990.

Faire évoluer la protection sociale avec la société

À travers ces différentes interventions, l’histoire de l’UFM accompagne finalement une transformation beaucoup plus large de la société monégasque.

Il s’agissait d’abord de protéger des femmes dont les carrières professionnelles étaient souvent interrompues ou raccourcies par les responsabilités familiales. Puis les revendications ont progressivement intégré une autre exigence : celle de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes.

Bonifications pour enfants, âge de départ, droits des mères de famille, pension de réversion, situation des personnes veuves ou divorcées : pendant plusieurs décennies, l’UFM a porté ces questions auprès des pouvoirs publics.

Des sujets très techniques en apparence, mais qui répondent tous à une même conviction : les droits acquis au moment de la retraite doivent refléter équitablement une vie de travail, sans ignorer les responsabilités familiales qui l’ont accompagnée.

Union des Femmes Monégasques
26, quai Jean-Charles Rey · 98000 Monaco
contact@ufm.mc · +377 92 05 95 05
© 2026 - Union des Femmes Monégasques
bottom of page